Pierre-Marcel Favre : parcours personnel


Matin dimanche   13 septembre 2009



Plus de dealers que de flics

C’est la remarque d’un étranger de passage. Les dealers prospèrent dans nos rues et ils y sont en plus grand nombre que les policiers.

Dès la fin d’après-midi, plus besoin d’attendre le milieu de soirée, les vendeurs de drogues quadrillent nos centres-villes.

Tout est illégal. Le trafic lui-même. La plupart du temps, leurs statuts. Et même la vente engendrant un revenu non imposé. Et pourtant, tout continue de plus belle, année après année…

Comparons: si vous vous parquez mal, si vous ne déclarez pas la totalité de vos gains, si vous dépassez d’un cheveu la vitesse autorisée, vous êtes aussitôt durement sanctionnés. Mais nos chers dealers ne risquent qu’entre rien du tout et pas grand-chose. Aussitôt arrêtés, si par hasard cela arrive, aussitôt relâchés.

Comment expliquer aux jeunes gens ce non-droit, ces deux poids deux mesures et les amener à respecter les lois? Ils n’y croient plus.

J’ajoute à cela les agressions impunies. Par exemple, très régulièrement, des étudiants roués de coups pour rien, et des centaines d’agents battus! Le monde à l’envers!

Et les cas, fréquents, où la police dissuade les victimes de déposer plainte afin qu’elles ne prennent pas le risque de représailles.

Lorsqu’un ado plante son couteau dans le cœur d’un autre jeune «qui le regarde de travers», cela fait le titre d’un quotidien. Au point où on en est, on pourrait bien infliger au meurtrier quelques «jours-amendes», autre sottise introduite récemment!

Tout cela signifie que la machine ne fonctionne plus, elle est incapable de réagir face à la situation actuelle. Des lois d’un autre temps. Mal appliquées. Insuffisamment de policiers, désunis, pour cette tâche. Un manque de volonté politique. Les partis traditionnels laissent dangereusement le sujet à l’UDC… On légifère pour des bêtises et on néglige l’incivilité et la criminalité. Jusqu’à quand????

 




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