Pierre-Marcel Favre : parcours personnel


Matin dimanche   30 décembre 2007

Feux de joie?

Les élections sont passées, la tension est retombée: on peut donc reparler d'un problème inquiétant, les petites émeutes qui mènent à incendier des voitures.
Semble-t-il pour la première fois en Suisse, milieu décembre, pas moins de 30 véhicules ont ainsi été endommagés, voire complètement détruits, à Lausanne, dans un quartier pas particulièrement marginal: Valmont.
Comme en France, où le phénomène explose, c'est devenu presque aussi banal que le vol de voiture. On constatera que ces dégradations n'ont pas lieu au centre-ville, mais dans la périphérie: les vandales vont détruire les voitures de leurs voisins, voire de leurs amis...

Pour l'année 2005, qui a notamment connu une forte période d'émeutes en novembre, il y a eu, selon Marianne, plus de 45 000 véhicules incendiés. En 2007, immédiatement après l'élection de Nicolas Sarkozy en mai, 1585 véhicules ont brûlé dans les nuits de dimanche à mercredi, dont 730 dans la soirée qui a suivi le sacre du chef de l' Etat. Chaque année, l'incendie de voitures fait, en particulier à Strasbourg, environ 300 véhicules qui partent en fumée. Un bien curieux feu de joie pour la Saint-Sylvestre...

Une question se pose: comment expliquer que certains, le plus gratuitement possible - car ils n'en tirent aucun bénéfice pour eux ou leurs éventuelles causes -, puissent mettre le feu à des véhicules? Dans l'Hexagone, on cherche des explications dans le taux de chômage chez les jeunes de banlieue. En Suisse, même si certains ont plus de difficultés que d'autres pour trouver un travail, on est très loin de cette situation de sous-emploi.

Que peut-on faire préventivement, pour que les jeunes ne s'adonnent plus à des actes aussi vains? Une petite prière de Noël...?

Vous aurez compris que je n'y crois guère... Bonne année 2008 à tous tout de même!


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