Pierre-Marcel Favre : parcours personnel


Matin dimanche   9 août 2009



Où va-t-on?

C’est la très grande question que se pose tout le monde. «Je n’ai pas de boule de cristal!» s’exclame Doris Leuthard. On s’en doutait… Certains nous parlent d’une prochaine sortie de crise. «Et si c’était vrai…» comme dirait Marc Levy.

Ecartons tout d’abord l’affirmation «La crise est provoquée par les médias». Il n’en est rien. Tout au plus peuvent-ils contribuer à la «colorer» positivement ou négativement.

Et comme pour une grave maladie, il vaut mieux savoir, afin de lutter contre elle. Il est facile de collecter des informations solides et non pas seulement de prendre des rémissions pour une définitive sortie de crise. Cela donne quoi? L’apocalypse? Non, mais, durablement, au moins un ciel très gris.

Les optimistes béats nous parlent de start up ou de quelques branches qui «résistent». Tant mieux. Cela apporte quelques espoirs. Mais une goutte d’eau. Pour le reste, des faits:

Une certitude, les bénéfices des entreprises fondent au soleil. Cela va provoquer un effondrement des finances publiques des villes, régions et Etats qui, dans le même temps, s’endettent «pour la relance», avec des résultats attendus plus qu’aléatoires.

Cet automne le chômage va hélas exploser partout dans le monde. En Europe, l’Espagne et des pays de l’Est sont déjà autour de 20%. Le Portugal, les pays Baltes, l’Irlande et la Grèce ont reçu des fortunes de l’UE. Ils sont tout de même dans une situation gravissime.

Les déficits et les dettes des Etats sont monumentaux. La dette publique américaine s’élève à plus de 11'000 milliards de dollars, alors qu’en 1989 elle n’était «que» de 2'700 milliards. Comme dit le directeur général de l’OMC, Pascal Lamy: «Il faudra payer la note de l’endettement.»

Et, pendant ce temps-là, nos génies de banquiers s’octroient à nouveau des bonus indécents…




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