Pierre-Marcel Favre : parcours personnel


Matin dimanche   26 avril 2009



Les plus puissants l’emportent toujours

Tout le monde ou presque s’extasie devant Barack Obama. L’homme est exceptionnel, séduisant, intelligent, novateur, réformateur. Il donne une image si positive qu’on se remet à croire au bon Dieu… Non, disons à la fin de la crise. Et si tout cela n’était qu’un mauvais film?

Les prévisions les plus réalistes viennent de Jacques Attali (notamment chroniqueur au Point). Il écrit: «Comment un président démocrate permet-il à des banquiers de refaire fortune grâce aux contribuables?». Et il explique que le secrétaire au Trésor, Timothy Geithner est en train de créer une nouvelle bulle financière.

Pascal Lamy, directeur de l’OMC, affirme de son côté: «Il faudra payer la note de l’endettement».

L’économiste Pierre Leconte renchérit: «Au terme de la crise, l’hyperinflation» et «Ce qui mit fin à la crise de 1929, ce fut la Deuxième Guerre Mondiale.»

Pendant ce temps, le contribuable américain a versé 170 milliards de dollars à l’assurance AIG pour éviter que celle-ci ne disparaisse, alors qu’un de ses patrons, Joseph Cassano, a touché un parachute doré de 315 millions…

On fait marcher la planche à billet, avec une petite prière.

Tout cela a été brillamment arrangé!

Pour ceux qui rêvent encore: n’hésitez pas à découvrir les livres de l’ancien agent américain John Perkins «Les confessions d’un assassin financier» et «Histoire secrète de l’Empire américain». Vous comprendrez mieux comment fonctionne l’univers.

Les USA nous ont amené la crise. Elle touche le monde entier. Et ils apparaissent maintenant pour certains comme nos sauveurs…

Le nouveau G20 se réunira comme par hasard à New York («Les plus puissants l’emportent toujours», Jacques Attali). Rappel: le siège des Nations Unies a été fixé à New York à la demande des parlementaires américains, en 1945, et non pas à Genève, alors que la Société des Nations avait été établie dans la cité de Calvin…



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