Pierre-Marcel Favre : parcours personnel

Le Matin Dimanche   4 mai 2008

Le salon du livre célèbre son succès

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Photos: Main Morvan
Texte: Bertrand Monnard betrand Extrait de son article

Quelle belle régularité. Le Salon du livre a fêté cette année sa 22e édition et, pour la 16e fois de suite, c'est Charles Poncet, avocat célèbre et amoureux de la chose écrite, qui a prononcé le discours lors de la soirée inaugurale, mercredi dernier. Comme de coutume, il a brillamment improvisé, bien dans son style mêlant l'émotion aux piques d'humour dont il a le secret. «Je tiens à tous vous saluer, journalistes, éditeurs, politiciens, libraires, attirés surtout ce soir par la perspective d'un repas gratuit», a-t-il persiflé. Il a surtout rendu hommage au président Pierre-Marcel Favre qui «travaille 365 jours sur 365, 24 heures sur 24, pour ce miracle qu'est le Salon. Qu'il en soit remercié.»

La relève est là...

Rien, on le sait, n'existerait sans le fondateur, l'âme du Salon. Imposant, souriant, Pierre-Marcel Favre, toujours jeune, salue ses invités, parle avec chacun, vedette ou non. Séducteur patenté, il pose au milieu de l'essaim de jolies filles qui travaillent avec lui aux Editions Favre, à Lausanne. Ce dont il est le plus fier cette année? «L'exposition des Pharaons, elle est vraiment très belle.» Bourlingueur infatigable, il s'apprête à faire un nouveau grand voyage, en Papouasie-Nouvelle-Guinée, notamment. Voilà vingt-deux ans, son pari de lancer un Salon du livre à Palexpo, au royaume de la voiture, était, selon les pessimistes, voué à l'échec. Le succès ne s'est jamais démenti depuis. «Lors de la première édition, on avait fait 80 000 entrées, ce qui était exceptionnel. Ces dernières années, on approche chaque fois des 120 000 visiteurs.» Pour l'avenir, il ne se fait pas trop de soucis: «Ce qui m'épate le plus, c'est de voir tous ces enfants qui, ici, l'après-midi, dans toutes les allées, se jettent sur les livres avec enthousiasme. La relève est là, c'est capital.»

Quel est son livre de référence, celui qui l'a le plus marqué? La réponse fuse. «Incontestablement «Mort à crédit», de Céline. Le style est inégalé; il y a une musique, de l'émotion, je l'ai relu plusieurs fois.»


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